Inconvénient d’une bâche à barres : ce qu’il faut savoir avant d’acheter

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By Hervé Duteille


La bâche à barres séduit beaucoup de propriétaires de piscines en France, notamment parce qu’elle coche plusieurs cases sur le papier : sécurité, couverture quatre saisons, budget plus accessible qu’un volet roulant. Pourtant, derrière cette image de solution multiusage, les inconvénients sont nombreux dès qu’on regarde de près la manutention, la durabilité, le coût réel sur plusieurs années ou encore l’impact sur l’eau et l’esthétique du jardin. Entre ce que promettent les catalogues et ce que vivent les familles au quotidien, l’écart peut être important.

Pour un propriétaire de maison avec piscine, le sujet n’est pas théorique. Une mauvaise décision sur la couverture peut compliquer chaque baignade, rallonger les temps d’entretien, alourdir la facture d’énergie et, plus grave, donner un faux sentiment de sécurité. En 2023, la Fédération des Professionnels de la Piscine estimait que plus de 45 % des bassins enterrés en France étaient équipés d’une bâche à barres. Ce succès mérite qu’on s’arrête une minute sur ce que cela implique au quotidien : effort pour couvrir et découvrir, pièces mécaniques qui fatiguent, poches d’eau de pluie, traitement de l’eau perturbé, encombrement autour du bassin. Ce n’est pas dramatique si l’on accepte ces contraintes en connaissance de cause. Ça l’est beaucoup plus quand on les découvre après avoir payé.

En bref :

  • Manutention lourde : une bâche pour piscine 8 x 4 m pèse souvent entre 15 et 25 kg, avec 5 à 20 minutes de manipulation à chaque ouverture/fermeture.
  • Durabilité limitée : toile PVC à changer en moyenne tous les 5 à 8 ans, sangles et fixations tous les 3 à 5 ans, avec des coûts qui s’additionnent.
  • Coût global sous-estimé : entre 20 et 50 €/m² pour la bâche, plus les accessoires, la motorisation éventuelle et la main-d’œuvre d’installation.
  • Résistance perfectible : barres alu qui se déforment sous une forte charge, poches d’eau de pluie, points de tension qui finissent par se déchirer.
  • Impact sur la qualité d’eau : échanges gazeux limités, eau qui peut monter trop haut en température l’été, risque d’algues si le traitement n’est pas adapté.
  • Esthétique discutable : rendu assez « industriel », en service comme en position enroulée, qui tranche avec un jardin bien travaillé.
  • Compatibilité à vérifier : bassins de forme libre, plages étroites, obstacles proches ou abris existants compliquent souvent la pose.

Sommaire

Inconvénients majeurs d’une bâche à barres au quotidien : manutention, accessibilité et compatibilité

Sur le terrain, le premier reproche qui revient concerne la manutention. Une bâche à barres pour piscine standard 8 x 4 m reste un gros paquet à bouger. Même avec un enrouleur manuel, il faut faire tourner la manivelle, guider la toile, vérifier que les barres ne coincent pas dans les margelles, décrocher ou raccrocher les sangles côté opposé. Sur un bassin plus grand ou un modèle renforcé, l’effort augmente encore.

Dans beaucoup de familles, au début, tout le monde fait l’effort de bien couvrir après chaque baignade. Au bout de quelques semaines, surtout en plein été, certains finissent par laisser la piscine ouverte plusieurs jours pour éviter cette corvée. Résultat : la sécurité promise par la norme n’est plus réellement assurée, les feuilles et insectes reviennent, l’entretien se complique, et le dispositif perd une bonne partie de son intérêt.

Manutention pénible pour les personnes âgées et les physiques fragiles

Les fabricants communiquent rarement sur un point pourtant évident : il faut un minimum de forme physique pour utiliser une bâche à barres de manière confortable. Une personne âgée, quelqu’un qui a des problèmes de dos ou d’épaules, ou un adolescent seul à la maison auront du mal à la manipuler correctement. D’ailleurs, la plupart des enfants ne sont pas capables d’ouvrir la piscine sans aide, ce qui casse un peu l’idée de baignades spontanées.

On voit souvent la même scène chez les particuliers : au début, on s’organise à deux pour la manipuler, puis un jour l’un des deux n’est pas là, et la piscine reste couverte ou découverte « en attendant ». Pour un couple qui travaille et rentre tard, ajouter 15 minutes de manutention avant la baignade et 15 minutes après peut suffire à dissuader d’utiliser le bassin aussi souvent qu’espéré.

Temps perdu et agacement à chaque utilisation

Sur le papier, 5 à 10 minutes pour ouvrir ou fermer ne semblent pas énormes. Dans la vraie vie, quand la journée a été chargée et que les enfants trépignent en maillot au bord de l’eau, ce délai paraît long. Surtout si la bâche coince un peu, si une sangle tourne mal dans son cliquet ou si une barre accroche une margelle légèrement voilée.

Un exemple typique : un pavillon avec une piscine 10 x 5 m dans un lotissement. La famille se baigne en rentrant du travail. Entre le temps de descendre la bâche, de serrer les fixations, puis de refaire l’opération en sens inverse le lendemain, la contrainte finit par user les plus motivés. Quand un équipement devient irritant à l’usage, on finit souvent par le contourner plutôt que de le respecter.

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Compatibilité limitée avec certains bassins et aménagements

Autre limite rarement détaillée : la compatibilité avec toutes les formes de bassins et tous les abords. Une bâche à barres fonctionne bien sur une piscine rectangulaire, avec des margelles régulières et suffisamment d’espace autour pour poser les fixations. Dès qu’on sort de ce schéma, la mise en place devient plus délicate.

Les piscines en forme libre, les bassins avec escalier roman débordant largement d’un côté ou les plages très étroites posent problème. Les pieds de poteaux d’un abri, les rochers décoratifs, les murs proches, ou une terrasse bois avec structure légère n’acceptent pas toujours les chevilles d’ancrage et les efforts de traction. Dans certains jardins, la fixation doit être bricolée, ce qui affaiblit la sécurité en cas de chute d’un enfant ou de poids de neige important.

Encombrement et gêne autour du bassin

Une fois enroulée, la bâche ne disparaît pas. Elle reste soit sur un enrouleur posé en bout de bassin, soit roulée sur elle-même le long d’un côté. Dans les jardins compacts, ce gros cylindre gêne la circulation, impose de contourner la piscine par un seul côté, voire bloque une partie des transats ou de la table basse. D’un point de vue esthétique, ce n’est pas neutre non plus, le résultat visuel tirant plutôt vers l’équipement industriel que vers l’espace détente.

Pour certains propriétaires, cet encombrement permanent a été la goutte de trop. Quand on a investi dans un aménagement extérieur soigné, voir une grande toile repliée en boule dans un angle de terrasse passe assez mal. Il vaut mieux le savoir avant de signer plutôt que de découvrir ce point une fois les travaux d’installation terminés.

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Coût réel et durabilité d’une bâche à barres : ce que cachent parfois les devis

Sur le devis, la ligne « bâche à barres » peut paraître raisonnable par rapport à un volet roulant ou à un abri. En réalité, dès qu’on additionne la toile, les barres, les fixations, l’éventuelle motorisation, la pose et les remplacements à moyen terme, le coût global devient beaucoup moins avantageux qu’annoncé. L’argument « économique » mérite donc d’être remis à plat.

Pour une piscine familiale classique, les prix constatés se situent, en 2026, généralement entre 20 et 50 €/m² pour les modèles dits « standards », hors options. Les versions motorisées montent très vite, avec certains produits de niche qui dépassent 300 €/m², ce qui n’a plus grand-chose à voir avec une solution d’entrée de gamme.

Fourchettes de prix et frais annexes souvent oubliés

Un propriétaire de piscine 8 x 4 m qui choisit une bâche manuelle à 35 €/m² part sur une base de 1 120 €. À cela s’ajoutent un enrouleur (souvent 100 € ou plus), la quincaillerie, la pose si elle n’est pas réalisée soi-même, et parfois les frais liés à de petits travaux de maçonnerie pour ancrer correctement les attaches.

Si le choix se porte sur une motorisation, il faut ajouter entre 700 et 900 € pour un système d’enroulement assisté, voire davantage pour des versions plus sophistiquées. Certains fabricants proposent des bâches entièrement motorisées où le tarif atteint des montants comparables à un volet roulant, sans offrir la même durabilité.

ÉlémentOrdre de prix indicatifRemarque sur le coût
Bâche à barres manuelle20 à 45 €/m²Varie selon épaisseur de la toile et qualité des barres
Bâche à barres motorisée50 à 341 €/m²Le haut de gamme rejoint le prix des volets roulants
Enrouleur manuel50 à 150 €Quasi indispensable pour les bassins de plus de 7 m
Motorisation d’enroulement700 à 900 €Ne supprime pas complètement la manutention
Pose et ancrages200 à 600 €Dépend de l’état des margelles et du support

Durabilité réelle des composants et remplacements à prévoir

La durabilité d’une bâche à barres dépend de plusieurs éléments : qualité de la toile PVC ou polyester, épaisseur, traitement anti-UV, dimension des barres en aluminium, environnement (vent, neige, pollution, exposition plein sud). Mais même dans un cas favorable, quelques points faibles reviennent régulièrement.

Les sangles, cliquets et crochets de fixation sont les premiers à fatiguer. Soumis aux efforts d’arrachement, aux UV et à la pluie, ils se détendent, s’oxydent ou cassent. Sur les bassins très utilisés, il n’est pas rare de devoir changer tout l’ensemble de tension au bout de 3 à 5 ans. La toile, elle, perd en souplesse, se décolore, se microfissure sur les zones de pliage répétés ; au bout de 5 à 8 ans, un remplacement complet devient souvent raisonnable, au risque sinon de voir apparaître des déchirures près des barres.

Problèmes techniques courants liés à la résistance et à l’usage

Certains propriétaires s’étonnent de voir une barre en aluminium se cintrer légèrement après un épisode de neige lourde ou une accumulation de feuilles détrempées. En théorie, le dispositif est conçu pour supporter une charge de chute accidentelle. En pratique, une charge statique importante, posée plusieurs jours sur une zone centrale, finit par marquer les profilés.

Autre souci récurrent : les poches d’eau de pluie qui se forment entre les barres. Ces poches attirent la saleté, fatiguent la toile, rendent la manutention pénible, et peuvent même représenter un danger pour un enfant en bas âge qui viendrait patauger dessus. Certaines bâches sont vendues avec des trous d’évacuation, mais ils se bouchent vite si l’entretien n’est pas régulier.

Comparaison rapide avec d’autres solutions de couverture

Face à ces limites, il est utile de comparer la durée de vie et le coût global avec d’autres protections. Un volet roulant hors-sol ou immergé coûte plus cher à l’achat, mais tient souvent 10 à 15 ans avec un minimum de soin. Un abri bas ou mi-haut représente une autre catégorie de budget, mais permet l’usage en mi-saison, protège davantage les margelles et limite encore plus les salissures.

Pour un bassin utilisé très souvent, avec des enfants, et un objectif de long terme, une bâche à barres n’est pas toujours le meilleur compromis financier, même si le devis initial paraît plus doux. Le mauvais calcul consiste à ne regarder que la première facture en oubliant le calendrier des remplacements.

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Impact sur la qualité de l’eau, l’écosystème du bassin et la sécurité réelle

Beaucoup de vendeurs mettent en avant la sécurité et la protection contre les feuilles. On parle moins des conséquences sur l’entretien de l’eau, l’équilibre chimique, la température et le développement des micro-organismes. Là aussi, la bâche à barres a ses points faibles, surtout lorsqu’elle reste en place plusieurs jours d’affilée.

Le principe même d’une couverture tendue limite les échanges avec l’air. C’est un avantage pour éviter l’évaporation, mais pas toujours pour la qualité de l’eau. Certains traitements ont besoin d’un peu de « respiration » pour fonctionner proprement. Quand tout est enfermé dans une bulle chaude et humide, l’équilibre peut se dérégler rapidement.

Échanges gazeux limités et traitement plus délicat

Le chlore, qu’il soit liquide, en galets ou généré par électrolyse, réagit avec les contaminants pour désinfecter l’eau. Cette réaction produit des composés qui doivent en partie se dissiper. Quand la piscine est couverte en permanence, ces gaz restent piégés sous la bâche, ce qui peut accentuer certaines odeurs et réduire l’efficacité globale du traitement au fil des jours.

Pour compenser, certains surdosent un peu les produits, ce qui n’est pas idéal ni pour le confort de baignade, ni pour la durée de vie de la toile, ni pour l’environnement. Un bon réglage impose de veiller à laisser le bassin ouvert régulièrement, ce qui réduit mécaniquement l’intérêt d’une couverture censée rester en place longtemps.

Surchauffe possible de l’eau et risques liés aux algues

On entend parfois que la bâche à barres « chauffe l’eau ». En réalité, elle limite surtout les pertes nocturnes. Elle peut certes créer un effet de serre par grand soleil, mais sans maîtrise. Au milieu de l’été, la température de l’eau peut grimper au-delà du confortable, et se rapprocher des 30 °C, voire plus sur des bassins peu profonds. Or, plus l’eau est chaude, plus les algues et les bactéries trouvent des conditions favorables.

Pour un propriétaire qui veut limiter au maximum les produits chimiques, une eau trop chaude sous bâche complique la donne. Il faut alors surveiller de près le pH, adapter les apports de désinfectant et, souvent, réaliser des traitements chocs plus fréquents. Un équipement censé simplifier la vie se transforme alors en élément qui exige plus de vigilance.

Développement d’algues et eau trouble sous bâche fermée

La combinaison « bâche qui reste fermée plusieurs jours » et « traitement approximatif » donne fréquemment le même résultat : eau laiteuse ou verdâtre à l’ouverture. Dans certains jardins, la piscine ne sert qu’un week-end sur deux. On couvre le dimanche soir, on oublie les contrôles, et quinze jours plus tard on découvre un bassin à reprendre entièrement.

Les poches d’eau stagnante sur la toile, chargées de poussières et de pollens, sont aussi des réserves parfaites pour les micro-organismes. À la première pluie un peu forte, tout ce petit monde peut passer dans le bassin s’il y a débordement ou défauts d’étanchéité. D’où l’importance d’un entretien rigoureux de la bâche elle-même, et pas seulement de l’eau.

Fausse sécurité et limites de la norme

Sur le plan réglementaire, une bâche à barres conforme à la norme en vigueur fait partie des quatre solutions de sécurité acceptées, au même titre que l’alarme, la barrière ou l’abri. Mais cette conformité est testée sur un matériel en bon état, bien installé, avec des fixations serrées selon les préconisations. Après quelques années de service, avec une toile détendue, deux cliquets fatigués et une barre légèrement voilée, la résistance réelle n’a plus grand-chose à voir avec les essais d’origine.

Une famille qui compte uniquement sur la bâche pour protéger de jeunes enfants se met donc en risque si l’entretien n’est pas suivi. La moindre fixation oubliée ou défectueuse crée un point faible. Sans parler du cas où la bâche est laissée ouverte plusieurs jours pour « ne pas s’embêter ». Une couverture n’est jamais un remplaçant complet de la vigilance et de l’éducation des enfants, quelle que soit sa fiche technique.

Installation, entretien et résistance d’une bâche à barres : contraintes techniques à anticiper

Au moment de signer, beaucoup de particuliers imaginent que la installation se résume à poser la bâche, percer quelques trous et c’est réglé. En pratique, une pose mal réfléchie peut générer des soucis pendant des années : perçages qui fissurent les margelles, alignement approximatif des barres, efforts de traction mal répartis, passages gênants pour la terrasse ou le local technique.

Pour un équipement de sécurité, la rigueur à la pose fait toute la différence entre une couverture fiable et un dispositif source de tracas permanents.

Contraintes de pose et risques de détériorer l’existant

Sur une piscine neuve avec margelles béton bien ancrées, le travail se passe généralement bien. Dès qu’on est sur de la margelle collée fragile, de la pierre reconstituée creuse ou une terrasse bois sur plots, fixer des supports capables de reprendre une forte traction devient plus délicat. Percer au mauvais endroit peut créer une fissure, ou fragiliser une lame.

Il faut aussi penser aux seuils de baies vitrées proches, aux descentes d’eau de pluie, aux chemins d’accès pour les transats, au passage de la brouette pour l’entretien du jardin. Une bâche qui bloque une porte-fenêtre ou impose de contourner tout le bassin pour atteindre le local technique deviendra vite insupportable au quotidien.

Entretien régulier pour conserver la résistance et la durabilité

Une bâche à barres demande un minimum de suivi pour garder sa résistance et sa durabilité. Nettoyage de la toile deux à trois fois par an pour éviter que les salissures abrasives ne rongent le PVC, contrôle visuel des barres, graissage léger des cliquets si nécessaire, tension des sangles, vérification des ancrages après les périodes de gel ou de fortes chaleurs.

Ce programme n’a rien d’insurmontable, mais il vient s’ajouter au reste : filtration, traitement de l’eau, nettoyage du bassin, vérification de la pompe. Ceux qui espéraient une solution « on pose et on n’y pense plus » risquent d’être déçus. À l’inverse, un propriétaire qui aime suivre ses installations et qui vérifie régulièrement l’état de son matériel aura moins de mauvaises surprises.

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Comportement par grand vent, pluie et neige

Les épisodes de vent fort, de pluies orageuses et de neige lourde sont de plus en plus fréquents, y compris sur des régions qui y étaient peu exposées il y a 20 ans. Une bâche à barres bien tendue résiste généralement correctement au vent, mais si une sangle est un peu lâche ou un crochet arraché, l’ensemble peut battre, se soulever, voire se décrocher sur un côté.

Pour la neige, la réglementation n’a pas été écrite pour garantir une tenue illimitée à des charges fixes importantes. Quand un épisode neigeux est annoncé, il vaut mieux dégager la surface dès que possible, avec un balai à manche long ou une raclette, pour éviter la déformation des profilés aluminium. Même logique pour les grosses pluies : laisser des poches d’eau se former structurellement n’est jamais une bonne idée, ni pour la résistance, ni pour la toile.

Points à vérifier soi-même avant de se décider

Pour éviter de se tromper, certains points méritent d’être cochés avant de commander. Cette petite check-list aide à confronter la théorie à la réalité de votre jardin :

  • La largeur de la plage autour du bassin permet-elle de fixer correctement les ancrages sans gêner les passages ?
  • Qui, dans la famille, pourra manipuler la bâche seul, en pratique, un soir de semaine ou le matin ?
  • Êtes-vous prêt à vérifier et à entretenir régulièrement les sangles, les barres et la toile ?
  • Acceptez-vous la présence permanente du rouleau de bâche sur un côté de la piscine ?
  • La forme du bassin et les obstacles alentours sont-ils compatibles avec des barres transversales bien alignées ?

Prendre ce temps d’analyse en amont évite de se retrouver, deux étés plus tard, avec un équipement qui agace plus qu’il ne rassure.

Alternatives à la bâche à barres et cas où elle reste un compromis acceptable

Face à la liste des inconvénients, certains propriétaires se demandent si la bâche à barres a encore sa place parmi les protections de piscine. Elle en a une, mais pas dans tous les contextes. L’important est de la comparer honnêtement aux autres solutions pour trouver l’option la plus cohérente avec votre mode de vie, votre budget et la configuration de votre terrain.

Pour certains bassins saisonniers, des résidences secondaires ou des familles prêtes à accepter une manutention un peu plus lourde en échange d’un investissement maîtrisé, le compromis reste défendable. Pour d’autres, un volet ou un abri se révélera plus judicieux, même si le chèque de départ est plus conséquent.

Volets roulants automatiques : plus chers, mais plus confortables

Le volet roulant, qu’il soit hors-sol ou immergé, apporte un confort d’usage que la bâche à barres ne peut pas égaler. Appuyer sur un bouton pour ouvrir ou fermer la piscine change tout au quotidien. La couverture se fait sans effort, en quelques dizaines de secondes, et l’esthétique est souvent plus soignée, surtout pour les versions immergées.

Côté coût, on parle plutôt de fourchettes entre 8 000 et 15 000 € pour un équipement de qualité sur un bassin standard. C’est un investissement lourd, mais réparti sur une durabilité de 10 à 15 ans, le calcul devient parfois plus équilibré qu’il n’y paraît si l’on tient compte de l’usage facilité et de l’impact sur la valeur du bien.

Abris de piscine : sécurité, confort et saison rallongée

Un abri bas, mi-haut ou haut est encore une autre philosophie. La sécurité est assurée par l’enveloppe rigide, l’entretien est simplifié grâce à la protection contre les feuilles et la pluie, et la saison de baignade peut être prolongée au printemps et à l’automne. Là aussi, le budget grimpe rapidement, mais le service rendu n’est pas le même.

Pour une maison principale où la piscine est au cœur de la vie familiale, un abri peut se justifier. Pour une résidence secondaire utilisée quatre semaines par an, la logique sera différente. L’essentiel est de ne pas comparer uniquement une ligne de prix, mais un ensemble de services rendus.

Certaines couvertures souples ou solaires comme solutions intermédiaires

Les couvertures à bulles, souvent appelées bâches solaires, restent intéressantes pour limiter l’évaporation et gagner quelques degrés, mais ne remplissent pas une fonction de sécurité. On reste dans la catégorie « confort thermique » et entretien de l’eau, avec une manutention simple mais l’obligation de prévoir une autre solution normalisée contre les risques de chute.

Pour les petits bassins hors-sol, d’autres options existent : couvertures tendues plus légères, barrières démontables, alarmes périphériques. Chacune vient avec ses avantages et ses limites. La pire option reste de n’avoir aucun dispositif fiable en pariant sur la seule vigilance humaine.

Dans quels cas la bâche à barres reste cohérente ?

Malgré tout, il existe des situations où la bâche à barres tient encore la route. Par exemple, un bassin rectangulaire de taille modérée, dans un jardin où l’on dispose de suffisamment de place autour, avec un sol solide pour l’installation, et des propriétaires prêts à effectuer un entretien régulier et à accepter une certaine manutention.

Dans ce cadre, si le budget ne permet pas un volet, ni un abri, et si l’on cherche une solution combinant couverture quatre saisons et sécurité réglementaire, la bâche à barres peut convenir. Il faut simplement entrer dans cette option sans se raconter d’histoires, avec une vision claire de ses points faibles, et en mettant en place de bonnes habitudes d’usage et de maintenance.

Une bâche à barres est-elle vraiment suffisante pour la sécurité des enfants ?

Une bâche à barres conforme à la norme apporte un niveau de sécurité intéressant, à condition d’être en bon état, correctement installée et systématiquement fermée après chaque baignade. En revanche, elle ne remplace ni la surveillance active d’un adulte, ni l’éducation des enfants aux dangers de l’eau. Si la toile est détendue, si des fixations sont usées, ou si la bâche reste souvent ouverte par commodité, le niveau de protection chute fortement. Beaucoup de familles combinent d’ailleurs bâche et autres dispositifs (barrière, alarme) pour réduire les risques.

Quelle est la durée de vie moyenne d’une bâche à barres ?

En usage courant, la toile PVC d’une bâche à barres tient en général entre 5 et 8 ans avant de montrer des signes de fatigue marqués (décoloration, rigidification, microfissures, déchirures aux points de tension). Les sangles, cliquets et fixations doivent souvent être remplacés tous les 3 à 5 ans. Les barres en aluminium ont une durée de vie plus longue, autour de 8 à 12 ans, si elles ne subissent pas de charges extrêmes comme une accumulation importante de neige ou de poches d’eau négligées.

Combien de temps faut-il pour couvrir ou découvrir une piscine avec une bâche à barres ?

Pour un bassin de taille moyenne, comptez en pratique entre 5 et 10 minutes pour couvrir ou découvrir correctement avec un enrouleur manuel, en prenant le temps de bien tendre les sangles et de vérifier les fixations. Sur de grandes piscines, ce délai peut grimper à 15 ou 20 minutes, surtout si la bâche commence à vieillir ou si la météo (vent, pluie) complique la manipulation. Un système motorisé réduit l’effort physique mais ne supprime pas totalement le temps passé.

Quel budget prévoir pour remplacer une bâche à barres usée ?

Pour une piscine familiale standard, le remplacement complet d’une bâche à barres manuelle se situe souvent entre 1 000 et 2 500 €, pose comprise, selon la surface, la qualité de la toile et des barres. À cela peuvent s’ajouter le changement des sangles, des crochets ou de l’enrouleur si ces éléments sont eux aussi en fin de vie. D’où l’intérêt de demander un devis détaillé, en séparant bien chaque composant, pour éviter les mauvaises surprises.

Comment limiter les poches d’eau et l’apparition d’algues avec une bâche à barres ?

Pour éviter les poches d’eau, il faut maintenir la bâche bien tendue, vérifier régulièrement les sangles et, après les fortes pluies, repousser les accumulations avec un balai à manche long ou utiliser une petite pompe vide-cave. Côté eau, l’idéal est de contrôler souvent le pH et le taux de désinfectant, d’adapter la durée de filtration lorsque la bâche reste fermée plusieurs jours, et de découvrir périodiquement le bassin pour permettre un minimum d’échanges avec l’air. Un traitement préventif anti-algues peut aussi être utile avant une longue période de fermeture.

Hervé Duteille est artisan plombier, électricien et serrurier en Essonne depuis plus de 35 ans, à la tête d’Ets Lefebvre 91 à Évry-Courcouronnes. Sur ce blog, il partage son expérience de terrain pour aider les particuliers à y voir clair entre vraies pannes, fausses urgences et devis douteux.

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